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bloc_h_g Bayrou dans la peau du rebelle bloc_h_d
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L'Express du 26/10/2006
Bayrou dans la peau du rebelle, par Eric Mandonnet

Il tape sur la droite, il cogne à gauche: le président de l'UDF, futur candidat centriste, veut surtout montrer qu'il n'appartient pas au même système que les autres. Posture ou réalité?

l l'a chuchoté, au détour d'une virée provinciale, à un interlocuteur qui l'interrogeait sur les surprises de 2007: «Le Pen ou moi.» Et François Bayrou n'a pas l'habitude de plaisanter avec l'élection présidentielle. En septembre, c'est le dirigeant du Front national qui avait lâché, en écoutant un discours de son homologue de l'UDF: «Il a dans le fond une démarche assez parallèle à la mienne: dire la vérité, même si elle est douloureuse.»

Bayrou, Le Pen, même combat? On savait que la vie politique avait perdu tous ses repères, mais à ce point... Depuis plusieurs mois, le futur candidat centriste multiplie les initiatives, avec un seul objectif en tête: se poser en candidat antisystème. La place était prise par le pourfendeur de l' «establishment», terme qui faisait florès au FN. Or la précampagne donne lieu à une surenchère sur ce terrain, entre la «rupture» explicite que revendique Sarkozy et la transgression implicite que cherche à incarner Royal - sans évoquer l'extrême ga uche, dont le but n'est pas précisément de défendre l'ordre actuel de la société. Alors, Bayrou a choisi de transformer le centre mou en pôle extrême de la contestation. Sur ce pari repose toute sa stratégie.

Le coup de l'usure du système, il s'en était déjà servi en 2002, affichant les mêmes certitudes, sans jamais réussir à faire bouger les lignes. Cette fois, il anticipe. En mai, le vote de la motion de censure contre le gouvernement l'aide à sortir du système droite-gauche, dans lequel le courant centriste est englué depuis ses origines. En juillet, le carton rouge de Zinédine Zidane le fait bien rire, comme un bras d'honneur de la diva planétaire au star-système. Et puis il y a son coup de boule à lui, un samedi de septembre, au journal de 20 heures de TF 1, en forme de diatribe contre le système médiatico-économico-politique cette fois.

«Quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites» - comme on ne disait pas jusqu'à présent dans les rangs centristes. Le président de l'UDF se lâche: il rappelle l'étymologie du mot banlieue (le «lieu des bannis», selon lui) pour afficher sa communion avec les jeunes des quartiers difficiles. «Un gamin qui vient de Bordères [village des Pyrénées-Atlantiques où il est né] ou des Tarterêts [cité de Corbeil, dans l'Essonne] ressent une colère identique quand il comprend le verrouillage du système», assure-t-il.

Où se trouve la sincérité de François Bayrou? Où commence le calcul politique? Sa jeunesse est celle d'un autre temps. «Chez nous, il n'y a pas de château», a-t-il coutume de constater à propos de son Béarn natal. Il apprend à nager dans une rivière, et non dans une piscine; à 8 ans, il garde des vaches. En 1974, la mort brutale de son père, le jour du deuil national à la mémoire de Georges Pompidou, le conduit à prolonger son séjour sur ses terres. Il assure, dans un livre d'entretiens paru en 1999 (Hors des sentiers battus), que ses débuts dans la capitale, lorsqu'il rejoignit le siège du parti centriste de l'époque, le CDS, lui procurèrent des «sentiments d'humiliation»: «Comment voulez-vous qu'il en soit autrement quand vous arrivez dans ce monde politique sans relations, sans connaître littéralement personne dans ce milieu, sans argent, bien entendu, sans parti fort, sans reconnaissance, sans fief électoral et sans _ comment dirais-je? _ sans talent apparent, sans talent révélé?»

Le Petit Chose béarnais connaît toutefois rapidement un apprentissage plus classique. Jean Lecanuet, grand responsable centriste des années 1970, prend l'ambitieux jeune homme sous son aile. Le fameux «système» ne lui est donc pas hostile. Son ascension est même rapide: député à 34 ans, ministre à 41. Après avoir fait son «chemin dans les allées de la Ve République», il reconnaît aujourd'hui: «J'ai mis quinze ans à comprendre.» Comprendre quoi? Que tout est «biaisé» et «truqué». A l'entendre, c'est en 1996, un an après l'arrivée de Jacques Chirac à l'Elysée, qu'il s'en aperçoit. Il est alors ministre de l'Education nationale d'Alain Juppé. «Au moment où je réformais l'enseignement supérieur, j'ai vu naître une campagne médiatique sur le thème "Il ne fait rien", se souvient-il. Et j'ai découvert qui la pilotait: c'était l'Elysée.»Antisystème, acte I.

Le 22 avril 2002, reçu par Chirac au lendemain de la qualification de Le Pen pour le second tour de la présidentielle, il refuse de participer à la refondation de la droite, parce qu'il pense venu le moment de la reconstruction de la démocratie. L'absence de réaction de l'exécutif après les régionales de 2004, désastreuses pour la majorité, et le triomphe du non au référendum sur la Constitution européenne, en mai 2005, le confortent dans son analyse. Antisystème, acte II.

L'acte III se joue sur une scène mondaine. Le 22 septembre 2005, Paris Match publie, à la Une puis sur 22 pages, un reportage sur le mariage de la fille de Bernard Arnault. «Que les milliardaires aient des jeux de milliardaires, c'est leur problème, mais voir tous ces ministres à genoux devant l'argent, c'est dégueulasse!» s'indigne, en privé, celui qui rappelle parfois dans la conversation son passé d'élève boursier. Bientôt viendra sa dénonciation de l'entente secrète entre les «puissances de l'argent», une expression dont il n'est pas peu fier de découvrir, après coup, qu'elle figure dans le programme du Conseil national de la Résistance. La collusion entre certains responsables politiques et des dirigeants économiques ou médiatiques l'incite à pronostiquer que, «avec Sarkozy, le verrouillage du système serait pire qu'avec Chirac».

Le 17 octobre, pour la première fois dans la carrière de Bayrou, un sondage lui a accordé un pourcentage d'intentions de vote à deux chiffres: 12%, selon l'Ifop. Mais l'ambiguïté d'une formule sur Matignon employée à la radio - il accepterait de diriger un gouvernement de «démocrates venant d'un bord et de l'autre» - a aussitôt rappelé le nombre d'embûches que réserve une campagne. La sienne n'en manquera pas. Avec le seul ministre centriste, Gilles de Robien, devenu son ennemi de l'intérieur. Avec des parlementaires soucieux de leur réélection un mois après la présidentielle et avec une partie de son électorat, qui se classe volontiers à droite. Avec la construction européenne, à laquelle Bayrou est identifié, alors qu'elle incarne, aux yeux de beaucoup, une autre forme de ce système désormais rejeté. Avec le vote utile, argument qui sera ressassé dans la dernière ligne droite par le PS et l'UMP pour ramener les électeurs égarés vers eux. Sa personnalité continuera aussi de susciter des interrogations. «Sur le fond, François aime la négociation; il est pétri d'une culture d'arrangement», remarque un député parmi ses proches. Autrement dit: Bayrou ne critiquerait sans doute pas autant le système si ce dernier l'avait accepté.

Le député des Pyrénées-Atlantiques annoncera, vraisemblablement le 8 ou le 9 décembre, sa seconde candidature à l'Elysée. Il ne croit pas au talent de Ségolène Royal - il est persuadé, avec un brin de condescendance, que, si elle en avait vraiment, il s'en serait aperçu depuis longtemps. Il estime que Nicolas Sarkozy se caricature chaque jour davantage. L'un de ses fidèles est convaincu que beaucoup d'électeurs lepénistes du 21 avril 2002 peuvent aussi voter Bayrou: «Les trois quarts d'entre eux n'étaient pas de vrais lepénistes.» Pour que leurs protestations réintègrent le champ républicain, ils auraient juste besoin de «quelqu'un d'estimable», selon l'expression du président de l'UDF. Un insoumis prêt à revenir dans le système à condition de pouvoir le changer. Un rebelle du centre.  
bloc_b_g Ajouté le Lundi 30 octobre 2006 à 22:12 par frederic.m - (suite... | Aucun commentaire) bloc_b_d

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