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bloc_h_g Au nom du Tiers état bloc_h_d

« Au nom du tiers état » de François Bayrou (Hachette Litteratures)
Extraits - 11.10.06
Source : http://udf.org/actualites/actu_site/2006/bayrou_tiersetat_111006.html

« C’est un peuple qu’ils croient sans importance. Presque un peuple en trop. Un peuple gênant. Ainsi le vivent les pouvoirs, et le considèrent les puissants. Le même mal ronge et court depuis des années, préparant à chaque élection, à chaque consultation, sa surprise, l’irruption du peuple indocile dans le concert bien ordonné de la pensée préfabriquée. »

Ainsi s’ouvre « Au nom du tiers état », le livre de François Bayrou, recueil des principaux discours qu’il consacra, ces dernières années, à la « la crise de notre démocratie ».
« Il m’a paru, écrit François Bayrou en avant-propos, que la crise de notre démocratie, le sentiment d’exclusion que ressent le peuple français par rapport au pouvoir et à ses élites méritait une réflexion plus large. Cette réflexion a pris la forme d’une préface. »

Cette longue « préface » - près de 60 pages – et les discours qu’elle introduit traitent du même sujet : « Nous vivons dans une république qui a la forme de la démocratie, mais où le pouvoir est en réalité confisqué. Ceux qui le détiennent disposent, grâce à nos institutions d’ancien régime du monopole sans contrôle sur les puissants instruments de l’État, et, grâce à leur intimité avec les puissances économiques et médiatiques, de moyens considérables pour verrouiller la vie publique. »

« Le chemin existe »

Démocratie et Parlement, séparation des pouvoirs, média et « peuple d’internet », modèle français et mondialisation, transparence et morale publique… L’avenir de la nation, du « vive ensemble » en République, de l’Europe : autour de la question de la démocratie, François Bayrou balaye le champ des interrogations et des perspectives.

« La France de 2007 est en effet à l’épicentre d’un séisme qui vient de loin, au point de rencontre de deux forces antagonistes et qu’il va falloir conjuguer.
Une force qui vient du dehors : l’onde immense de la mondialisation. Une force qui vient du dedans de notre peuple et de notre histoire : le grand courant national qui a produit le modèle républicain. »

« Il n’est au pouvoir de personne de supprimer la mondialisation. Et il n’est au pouvoir de personne, heureusement, de tirer un trait de plume sur le modèle républicain. Ces deux forces, il faut les conjuguer. Le chemin existe pour le faire. »

Sous l’invocation de Sieyès : « En 1789, à la veille de la Révolution, quelques semaines avant que la tourmente ne se déclenche, Sieyès lança sa proclamation en trois questions-réponses : « Qu’est-ce que le tiers état ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A devenir quelque-chose. » Cela vaut aussi pour la France d’aujourd’hui, car Sieyès ajouta : « Qu’est-ce qu’une nation ? Un corps d’associés vivant sous la loi commune et représentés par la même législature. »

« Au nom du tiers état », 254 pages, Hachette Littératures, 16 €.



Morceaux choisis de la préface



Le modèle républicain français

« Le modèle républicain français est un projet. Ce n’est pas, comme on le caricature, la défense éperdue des statuts et des avantages acquis. C’est un modèle intérieur, charpenté et maçonné de valeurs aussi fortes que durables. Ce n’est pas, comme on le peint quand on veut le décrier, un modèle contre l’économie, contre l’entreprise, contre la liberté. Au contraire, nous, citoyens et peuple français, depuis toujours, nous voulons l’économie libre. Nous pensons même, pour la majorité d’entre nous, que si l’on fichait la paix à l’entreprise, les choses iraient mieux. Les contraintes excessives que l’on fait peser sur l’artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot « entreprise » entraîne chez les Français une adhésion remarquable, très au-dessus, par exemple, du mot « syndicat ». L’entreprise et l’idée de liberté, c’est de la valeur humaine.
Voilà pourquoi nous voulons la liberté pour l’entreprise, mais nous ne voulons pas de la tyrannie de l’argent sur la société. Nous ne voulons pas qu’on nous vende l’abandon du lien social sous le prétexte du libéralisme. Nous ne voulons pas d’une société qui cesse d’être une société, où l’on vit ensemble, avec des valeurs communes, pour devenir une simple addition de destins individuels. »

La démocratie est le moteur du développement

« Je ne plaide pas pour la démocratie, le respect du peuple, la séparation des pouvoirs uniquement par idéal, ou par sens moral. Je fais un constat. A examiner la liste des pays les plus développés de la planète, ceux où le niveau de vie, l’éducation, la santé, la technologie, la recherche, la culture atteignent des sommets –non seulement en termes de développement économique mais dans la réalité d’un développement humain -, on constate que ces pays-là, sans exception, sont les pays les plus démocratiques.
Partout où le citoyen est respecté, où la transparence est imposée, où les règles sont strictes, le droit appliqué, où les gouvernants ne peuvent pas faire n’importe quoi, la société progresse plus vite, elle est plus prospère, plus juste, plus inventive. La démocratie n’est pas le fruit du développement, elle en est la condition, le moteur.
Dans tous les pays qui avancent les yeux ouverts et ne souffrent pas de nos névroses, le respect de la représentation, l’attitude claire des dirigeants, la transparence des pouvoirs au regard des citoyens ne se discutent même pas.»

Deux partis et deux seuls

« Nous avons laissé se construire un système politique dans lequel la nation n’est ni justement ni également représentée. Seule la pensée momentanément majoritaire y est surabondamment dominante et ses tenants prétendent décider de tout. Alternativement, deux partis et deux seuls, aujourd’hui dénommés UMP et PS, largement minoritaires à eux deux dans le pays, accaparent ensemble et monopolisent la représentation. Au premier tour de la dernière élection présidentielle, le candidat de l’UMP, Jacques Chirac, et le candidat du PS, Lionel Jospin, malgré tous les moyens de l’État dont ils représentaient l’un et l’autre les pouvoirs et les cercles d’influence en place, ont obtenu ensemble au premier tour à peine 35% des voix. Pourtant la mécanique électorale est telle que leurs partis occupent à eux seuls 88% des sièges à l’Assemblée nationale. »

Les cartes ne sont pas sur la table

« Sous cette Ve République épuisée chaque fois qu’un problème doit être résolu, on découvre que les cartes ne sont pas sur la table. Les vraies cartes sont sous la table : un réseau opaque d’intérêts, partisans, claniques, économiques, médiatiques, commande les décisions qui sont prises, impose son influence à l’action de l’Etat. Cette décomposition des principes de la démocratie fait une victime directe : le peuple français, tenu à l’écart de l’essentiel de ce qui le concerne, rendu incapable d’assumer les choix de son destin, et au bout du compte entraîné au déclin par ceux-là mêmes dont la mission et le devoir consistent à le défendre.
Avec la force de l’habitude, nous ne voyons plus ce qui devrait crever les yeux. Le roi est nu, et le spectacle n’est pas réjouissant.
Nos observateurs hochent gravement la tête, déplorent sentencieusement chacune des faiblesses françaises. Ils mettent tout cela sur le compte du « déclin » de la France, dont ils se font les experts. »

La page va se tourner

« Et comme de tout cela les citoyens sont exclus, l’orage gronde et cherche sa foudre. Je n’ai, à la vérité, aucun doute sur l’issue. Le pouvoir, depuis vingt-cinq ans, se barricade. Mais ses murailles et ses fortifications ne tiendront pas en face de la marée qui monte. Les citoyens ont tout compris ou vont tout comprendre. Si on leur refuse l’information, ils iront la chercher, et ils la trouveront. Et ils agiront.
La page va se tourner. Quand ? Comment ? C’est là qu’est pour moi la seule incertitude. Il y a des années que les avertissements se multiplient, qui prennent toutes les formes par lesquelles un peuple s’exprime quand il n’accepte plus la situation qui lui est faite. Il l’a dit dans les urnes, à l’élection présidentielle comme au référendum. Il le dit dans la fréquence des alternances. Il le dit dans la rue, parfois. Il le dit dans les banlieues. Les démagogues pensent que ce peuple insatisfait va se tourner vers eux. J’espère et je crois qu’ils se trompent et qu’ils sous-estiment les Français : ils ignorent ce que peut un peuple de bonne volonté, instruit, formé, capable, qui attend simplement qu’on le prenne au sérieux et qu’on lui donne la place qui est la sienne en démocratie, la première. Qu’on le traite en partenaire de plein droit et de plein exercice. Qu’on l’écoute et qu’on le considère. (…) Verrouilleurs et démagogues contre démocrates, le combat n’est certes pas gagné d’avance. Il commence et il va falloir le livrer. Pour moi, j’y suis résolu. »

« Au nom du tiers état », 254 pages, Hachette Littératures, 16 €.

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